30 degrés à l'ombre
14° le matin; 31° l'après-midi...
Désolée pour le retard... J'ai été la victime d'un léger contre-temps indépendant de ma volonté dont je narrerai volontiers les épisodes à qui veut l'entendre, mais de vive voix.
Je crois savoir qu'en Suisse aussi, l'été est de retour. Ici, c'en est presque intenable ! Après des soirées automnales, voilà le retour des températures étouffantes (pensez que les rues sont étroites, ici, et pleines de monde). On passe donc nos journée au frais et on sort le soir. (Je ne vous fait pas baver d'envie plus longtemps; comme dans le pays de Heidi, l'automne est attendu pour samedi). Les touristes sont, semble-t'il, moins nombreux (très légère différence, mais qui se voit quand vous prenez le vaporetto au moins 6 fois par jour). Ouf !
Le lundi, on va tous au Paradis !
Paradiso Perduto, le retour !
Comme tous les lundis, c'est jazz live au Paradis, Clara et moi en avons fait notre rendez-vous hebdomadaire.
Cette semaine, je me pointe avec Enrica et Lorenzo sous le bras. Cousins milanais, ils viennent passer 5 jours à Venise pour se faire un rallye des films de la Mostra et passent donc leurs journées entre le Lido et la Résidence. Un petit tour de la ville, by night, s'imposait !
| Enrica, Lorenzo et une fille saoule croisée dans la rue... |
Après Les Manouches bohémiens - la semaine passée - ce sont les Ars Nova Napoli qui enchantent nos oreilles (et nos gambettes, parce qu'une fois encore, ça danse dans le bar !).
| Recto (2 contrebasses, 1 guitare, 1 ukulélé, 1 tambourin, 1 accordéon et 1 violon). |
| Verso |
Pour info, Arki, j'ai trouvé ton sosie : il s'appelle Martino - Tino pour les intimes - et parle exactement comme toi (mêmes gestes, même intonation, c'en est flippant). C'était un des contrebassistes du groupe, tellement sympa qu'il nous a proposé de descendre une bouteille de rouge avec lui. Comme ça. Gratis.
Le retour se fait sur l'eau, avec les lumières des rives (ce qui ne donne strictement rien étant donné que j'ai fait ces photos de nuit avec mon iPhone, et que j'étais "ivre de l'alcool"). Si vous vous concentrez bien, vous pourrez reconnaître, sur la deuxième photo, le pont blanc et super moderne dont je vous ai parlé dans un précédent article, qui sert à véhiculer le tram qui va jusqu'à Mestre :
| Le pont qui va à Mestre... et que j'essaierai de prendre en photo de jour. |
"C'est à l'école, tagadagada, qu'on apprend les bêtiiiiiseuh !" (Henri Dess)
Ces derniers jours, je me sens un peu déphasée, parce que les choses vont plutôt lentement à mon goût. La semaine dernière, les gens qui suivaient le même cours que moi étaient d'excellent niveaux 3, je dirais même presque des niveaux 4. Et cette semaine, comme les étudiants prennent les cours "au vol" (normalement, ceux-ci commencent au milieu de chaque mois), ils sont un peu largués et on ressemble plus à une classe d'intermédiaire entre 2 et 3 qu'entre 3 et 4. Ce qui est dommage, c'est que ce sont les profs qui prennent l'initiative de vous faire changer de niveau (par exemple, Clara est passée de débutante à intermédiaire, aujourd'hui; chapeau bas ! ;) ). Du coup, c'est un peu la frustration.
On parle beaucoup et je me rends compte qu'il faudrait vraiment que je travaille un peu les conjugaisons et surtout le vocabulaire (ce qui explique que mes visites de la ville vont gentiment s'amoindrir. Faut pas déconner; je suis avant tout là pour bosser).
En faisant un exercice sur la disposition des meubles dans les pièces de la maison, j'ai découvert que la "chambre imaginaire" dont il était question aurait tout à fait pu être la mienne :
J'ai aussi appris que les parents de Saki ont un chien (une saloperie de Chihuahua, pour être exacte...) et qu'ils l'aiment tellement que, chez elle, il y a trois pièces : la chambre de Saki, la chambre de ses parents et la chambre du chien. Véridique.
Sinon, une des francophone a dû se dire que je parlais français, car elle est venue m'adresser la parole (Valentine, 18 ans, étudie l'économie à Paris parce que "comme ça (elle aura) du boulot"). Forcément, quand je lui dis que je viens de Suisse, la première réaction c'est : "Ah ! Mais t'as trop pas d'accent !"... -__-' Mais sinon, elle est sympa et s'en sort pas trop mal en italien (j'essaie de faire en sorte qu'on parle italien, mais je crois qu'elle n'a pas trop compris l'idée).
Montre-moi ta Mostra
Mardi, Clara et moi avons décidé de profiter un peu de la Mostra pour aller à l'open-air du Campo San Polo (1000 places... mais toutes au même niveau du sol, ce qui fait que tu as intérêt à être le premier arrivé). Comme Clara débute dans la langue, on a choisi un film canadien; le dernier Dolan : "Tom à la ferme". Plutôt glauque et violent, je n'ai pas trop accroché à l'histoire mais il y a toujours une bonne dose de génie dans sa façon de filmer (doit-on rappeler que le mec a 24 ans ?). Ci-dessous, une photo des acteurs à la Mostra :
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| (photo Google) |
Donc, détour par la place pour acheter les billets, panini en guise de souper gastronomique et petite séance tranquille jusque vers 23h :
| Heu... mouais, superbe photo Lorenzo, merci (le but étant de photographier la verdure qu'on voit derrière)... |
| La margelle de puits sur le Campo San Polo, juste devant l'écran, et Clara qui joue avec les effets d'optique. |
La petite parenthèse culturelle :
J'avais oublié de poster une photo - qui aurait très bien pu servir de "photo insolite" pour la dernière fois; zut ! - et le fais donc maintenant.
Sur cette photo, on voit, en haut à droite, un espèce de rectangle accroché à une fenêtre. Il s'agit en effet d'un miroir. Il était courant à Venise, sous la République, de dissimuler des petits miroirs partout dans la ville, de façon à voir sans être vu. Souvent, ce genre d'artifices se trouvaient essentiellement dans les palais "publiques" (comme au Casino, par exemple), où l'amant éconduit pouvait s'assurer que le mari de sa maîtresse ne venait pas à l'improviste. Petit à petit, ces miroirs sont descendus dans la rue et, si vous avez l'oeil, vous y apercevrez peut-être même le propriétaire qui surveille le devant de sa porte.
La photo insolite du jour :
Ou plutôt "le croquis insolite du jour" (c'est Alexandre qui sera content ;) ) montre Saki en train de s'énerver sur un Chinois qui l'a prise pour une Chinoise (comme quoi...). Vous saurez qu'au Japon, on ne rigole pas avec ça; les Chinois y sont considérés comme des gens méchants et particulièrement bruyants... (oui, alors là, 'faudra qu'on m'explique !).
Bilan de ce début de semaine : Même ici, les journées raccourcissent. C'est déprimant, certes, mais c'est beau !
| Vue sur l'hôtel Hilton, ancien "Molino Stucki", depuis le Canal de la Giudecca. |

Commentaires
Un grand MERCI STL pour ce roman photos en direct de Venise, c'est vraiment magique de pouvoir découvrir cette magnifique ville à travers tes yeux et ton coeur...