Last, but not least !
Dernier jour de cours. J'ai mon certificat (B1, la classe !). Les au-revoir auront été particulièrement difficiles, surtout avec Saki qui m'a presque pleuré dans les bras (moi qui croyais que les Japonais n'aimaient pas trop la proximité...).
Des expos pour se consoler
Pour occuper ce dernier après-midi, direction quelques expositions de la Biennales.
Le pavillon angolais :
A pris place dans le Palazzo Cini.
Donc, histoire qu'on plante le décor, le Palazzo Cini contient une collection d'oeuvres des XIIIème-XVIème siècle impressionnante ! Parmi elles, des Fra Angelico, des Giotto, des Botticelli,...
Petite parenthèse culturelle :
Pourquoi y a-t-il des post-it collés sur la toile ci-dessous ?
Rép : il s'agit de sortes de "marqueurs-témoins" qui sont disposés sur la toiles sur les différents tons de couleurs. Ils permettent aux conservateurs de préserver les chromatismes d'origine et de savoir, 5, 10 ou 15 ans plus tard, quand le reste de la toile s'est dégradé (les couleurs ternissent avec le temps), quelles sont les teintes dans lesquelles il faut puiser pour reconstituer le tableau à l'identique.
| Wo-how ! |
Ceux qui exposaient :
Un duo de photographes qui proposaient aux gens de se servir de leurs oeuvres, rendant ainsi l'exposition plus "vivante". Il est ainsi possible de voir quelle photo a plus de succès qu'une autre, en se basant sur la hauteur des piles d'impressions. Autant dire que nos préférées ne sont pas toujours celles qui ont le plus de succès...
La découverte du palais se poursuit avec des oeuvres de divers artistes angolais, de diverses époques (des années 70's, environ, à aujourd'hui) :
| Antoniò Ole |
| Sònia Lukene |
| Mayembe |
| Marco Kabenda |
| Zan Andrade |
| Costa Andrade |
| Fineza Teta |
| Intérieur du Palazzo Cini |
Thomas Zipp - "Comparative investigation about the disposition of the width of a circle" :
Alors, histoire qu'on situe le travail, l'artiste a bossé avec des chercheurs et des malades de l'hôpital psychiatrique d'Annecy pour développer ses "pièces" dont tout, du mobilier aux plus infimes détails, est né de son imagination et de ses idées de cet univers particulier. En parallèle, il a créé des "machines" permettant les transmissions d'énergie(s).
| Entrée du Palazzo Rossini-Revedin, où se trouve l'exposition. |
| De saines lectures... |
| Tout le glauque réside dans les détails |
| En activant cette roue, on allume une lampe de bureau dans une autre pièce (toutes les pièces du palais sont reliées entre elles). |
L'exposition est également complétée d'oeuvres plastiques de l'artiste :
Comme c'est à côté, et que c'est le meilleur rapport qualité-prix de Venise...
... petit détour chez "Paolin" !
Du côté des Giardini :
Exposition du Pavillon portugais, dont j'ai sûrement déjà parlé, qui se trouve sur un bateau recouvert de mosaïques typique de Lisbonne.
L'artiste trace ici un lien entre les similitudes de Venise et de la capitale portugaise (bateau, mer, commerce,...).
| A l'intérieur, tout le mobilier est fait en liège ! |
| L'exposition est une sorte d'immense caverne d'Ali-Baba, une structure complètement folle réalisée par l'artiste en crochet, sur laquelle sont installées des leds qui changent d'intensité. |
| (détail) |
| Toute la poupe du bateau sert de lieu d'exposition. |
| Puis, on suit la musique traditionnelle portugaise et on monte... |
| ... pour arriver sur la terrasse ! |
| (La dénomination qui ne te donne pas envie de dépenser tes sous...) |
| Vue des Giardini, depuis le bateau. |
Fin de soirée émue
En rentrant sur la Giudecca, je réalise que je ne pars vraiment pas au bon moment :
Juste le temps de faire ma valise...
Je réalise que l'on dit vrai : les véritables expériences qui vous changent passent à une vitesse incroyable ! J'ai rempli tous les objectifs que je m'étais fixés, ai fait des rencontres magnifiques, et n'ai, à ce jour, pas du tout envie de rentrer ! (malgré les touristes, malgré le froid, malgré l'Acqua alta,...).
On reviendra !
En attendant, c'est l'heure des adieux. Dernier verre (bouteille) avec Clara sur la Giudecca, avant de rentrer "a casa". Domani sera un autre jour...
La photo insolite du jour :
Big-up pour le mec qui arrive, en même temps, à gagner une partie d'échec, surveiller sa fille et vendre ses journaux ! (le gars de gauche, donc) :
| Devant l'Accademia |
Bilan de cette journée : Je ne pensais pas dire ça un jour, mais je n'ai pas envie que les cours s'arrêtent !
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