Bonus

Deux petites choses que je voulais vous faire découvrir, mais que je ne pourrai malheureusement pas aller voir, faute de temps.


La sacristie de San Salvador

Dans le quartier de San Marco se trouve une église relativement connue (car sur le chemin pour aller à la Piazza du même nom), mais dont la sacristie est injustement méconnue.

La salle date de 1546, témoigne de proportions superbes et, bien que sombre, il est possible d'y voir des fresques (d'auteur anonyme) qui font penser au raffinement de l'esprit décoratif antique. On voit sur les murs des représentations poétiques de végétation et d'animaux. Une des raisons qui a poussé l'artistes dans ce choix iconographique réside dans le fait que San Salvador, se situant en plein centre de la ville, ne disposait pas de l'espace nécessaire pour avoir un jardin attenant à l'église. Ce trompe-l'oeil a donc permis de créer un "jardin virtuel" que l'on peut apercevoir derrière des fenêtres, elles-mêmes en trompe-l'oeil (on voit, par exemple, comment un arbuste passe d'une fenêtre à l'autre).




Le haut-relief de St-Jean-Baptiste

Sur la façade de San Zan Degolà, dans le quartier de Santa Croce, on peut voir la tête de St-Jean-Baptiste.




Comme les Vénitiens sont des petits rigolos et que, comme nous, ils ont parfois des problèmes de discipline avec leurs enfants, certains habitants du quartier s'amusaient à leur raconter que cette tête était en fait celle d'un dénommé Biasio, connu pour avoir assassiné plusieurs enfants (vas dormir après ça !).

L'histoire raconte qu'au XVIème siècle, Biasio, qui tenait un restaurant dans le quartier, avait basé la réputation de son établissement sur une sauce de viande délicieuse qui attirait les Vénitiens de toute la ville. Un jour, un client découvrit une phalange dans son assiette. La recette secrète de cette sauce s'avérait être de la chair d'enfants !

On condamna Biasio à mort.
Il fut trainé derrière un cheval jusqu'à sa taverne où on lui coupa les mains. On les accrocha autour de son cou (coutume locale) et il fut ensuite torturé avec des tenailles et amené sur la Piazza San Marco où il fut pendu entre les deux colonnes de la Piazzetta. Son corps fut ensuite découpé en 4 morceaux et chacun des morceaux fut pendu à un endroit différent de la ville. On rasa sa maison et son auberge.

Comment sait-on que l'histoire était vraie ? Parce qu'un quai et même une fermata de vaporetti s'appelle "Riva de Biasio"...
Comme quoi, Beaumarchais n'a rien inventé avec son Barbier de Séville.

"Et maintenant, si tu n'es pas sage, le fantôme du vieux Biasio va venir te chercher pour faire de la sauce bolognaise ! Alors, au lit !" (plutôt cool d'être parent à Venise...).

Commentaires

Batmann a dit…
La tête de Jean Baptiste ?? tu abuses de la grappa ou du Lemoncello parceque moi je vois un lion au museau un peu pointu? est-ce qu'on regarde dans le bons sens? très intéressant l'histoire, je me demande pourquoi je ne suis pas allé habité à Venise quand vous étiez petites ;-) .. je rigole, vous étiez des anges!....et c'est vrai qu'il sosnt bons les Vénitiens pour le trompe l'oeil.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

GROS BISOUS !!