Entre heures supp’ et farniente


Surprise l’autre jour, en partant au boulot : je me retrouve à côtoyer l’acqua alta et le marathon de Venise (et devoir supporter l’un, quand l’autre boucle la route, met ma patience à mal)...






Mois d’octobre oblige, en plus des obligations universitaires qui ont repris pour la grande majorité des employés de la Biennale, il faut compter avec les petits virus de passage; de plus en plus d’abonnés absents signifie de plus en plus de remplacements. Voilà comment j’ai - pour le moment; touchons du bois ! - échappé à la grippe intestinale pour me retrouver à faire des heures supplémentaires au jardin de la Marinaressa :





... et à m’ennuyer profondément... :

14 heures

15 heures

16 heures

17 heures

18 heures

...
Heureusement qu’il faisait beau !


Du coup, on savoure amplement les jours de (repos) corvées.
Pour la première fois, je me suis rendue compte de la beauté que peuvent prendre ces rares instants.

Big up pour les commissions le lundi matin, où les vieilles Vénitiennes ont compris la logique du supermarché qui veut que, quand tu es à la retraite et que tu as toute ta journée pour toi, tu ne vas pas compter tes petites pièces auprès de la caissières aux heures de pointe (midi et 18:00); à Venise, les nonne ont saisi le truc (comme mon grand-père, que je remercie encore au passage !) et se retrouvent toutes dans les rayons le lundi matin. Du coup, les courses prennent un charme typique, à base de potins et de dialecte du coin :)

En rentrant des courses sous l’air très doux et le grand soleil, j’ai réveillé Riccardo pour lui proposer un brunch au soleil.
Ni une, ni deux, on était dehors. Problème : où aller ? puisque les grandes places ensoleillées sont blindées de touristes/trop chères et que les petits cafés traditionnels et authentiques sont sans terrasse/fermés le lundi/dissimulés dans des rues sans soleil ?
On a tergiversé comme ça pendant 20 minutes, le temps qu’il nous a fallu pour rejoindre San Giaccomo dall’Orio, où on a finalement siroté notre «capuccio» à 12:30, mais dans la lumière :



 
De ces moments magiques où on se dit «Mince... c’est l’automne et je me sens vachement bien !»




Sur ce, je m’en vais clore ce brouillon, terminer les deux heures de boulot qu’il me reste et vous souhaiter une bonne soirée.

À bien vite,




Les photos insolites du jour :

Le merveilleux repas recroquevillé dans le réduit (il y avait de la crêpe sans gluten dans les restes... ounts ounts ounts !)

Les lampadaires de la place San Marco, nichoirs de choix !


Petit bonus :

Quid des travaux dans Venise ?

J’en parlerai peut-être dans un prochain post, si j’ai l’occasion de rencontrer à nouveau des projets d’assainissement des fondations d’un palais vénitien (un important travail de pompage, toujours très impressionnant)... Pour le reste, il n’est pas rare, au coin d’une rue, de tomber sur ça :

(et là on pense très vite «naooon ! je suis déjà en retard et c’est le seul pont qui me porte de l’autre côté de l’îlot !!!)

Alors on suit sagement les déviations :

oui... c’est subtil, mais c’en est une...

... pour finalement arriver à bon port (et découvrir d’autres rues, au passage).

Commentaires

Unknown a dit…
C est beau c est poétique ca respire le bonheur et la joie de vivre et de savoir qu on est malgre les restes ,,,,,, des privilégiés ,alors j aime beaucoup😎😉😘😘

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