La festa del Redentore
Faute de 1er août, cette année j’aurai eu le Redentore, une des fêtes les plus importantes de Venise. Cette fête commémore la construction de l’église du Redentore, sur la Giudecca, sur ordre du Sénat vénitien, en remerciement de la libération de la peste en 1575-1577 (la maladie avait décimé 1/3 de la population en deux ans !)
Chaque samedi précédant le 3e dimanche de juillet, le patriarche de Venise est bénit à l’église du Redentore, inaugurant un pont provisoire en bois installé sur des sortes de «plots flottants» et qui traverse tout le canal de la Giudecca. S’ensuit l’Eucaristie, en début de soirée, puis les traditionnels feux d’artifices. La soirée se termine souvent au Lido.
Quand je suis partie travailler, hier après-midi, tout était déjà prêt (comme une «fête des voisins» avec des lampions partout) :
En sortant, à 20:00, c’était encore plus impressionnant. Le bassin de San Marco était déjà bondé d’embarcations qui se parquent là en fin d’après-midi et attendent les feux :
Le bon plan c’est d’avoir un pote qui ait un bateau, une barque, un kayak, et de tous s’entasser dedans.
Ils ont même une guggen !
Le temps de voir passer une mariée, j’ai courru préparer à souper pour Riccardo et moi et nous sommes sortis chercher un angle de vue stratégique.
Après une bière et une réflexion perspicace (« - Attends, mais tu bosses à la Ca’ Giustinian ! - Ouais, mais non, c’est mort, il y a une soirée privée. - Rôôh... - Mais, ATTENDS, je connais le vigile !»), on a trouvé THE spot, un peu caché car derrière la Salute (et les feux sont tirés de la Giudecca), mais (presque) seuls au monde sur la terrasse :
Le bassin de San Marco était plein à craquer (chaque petite lumière représente une embarcation), les yacht côtoyant les gondoles, les taxis côtoyant les barques. Paysage super inédit !
Et le spectacle a commencé :
45 MINUTES de feux ininterrompus ! (Gianadda peut aller se rhabiller). Par contre qu’on ne me dise pas que les caisses de la commune sont vides...
Après ca, la gamine que je suis a tâné Riccardo pour traverser le Pont éphémère de la Giudecca (même s’il était passé minuit et demi et qu’on travaillait tous les deux le lendemain...).
Ce qui signifiait nager dans la foule jusque là... :
Mais quel joie une fois sur les Zattere :
Et l’expérience du pont qui balance au gré des vagues est assûrément un truc à faire :
La photo insolite du jour :
Travailler à la Biennale est une expérience qui développe toutes tes qualités, même les moins soupçonnées (comme informaticien). Quand on trouve ca :
(parce que les touristes ont tout cassé en touchant, et que tu ne peux pas retourner à l’écran principal sans démonter tout le système - car il est sécurisé derrière un cadre en métal)...
Tu te retrouves dans des positions étranges, à manquer de bousiller une oeuvre parce que tu essaies d’atteindre le pad central en glissant la clé du cagibis contre l’écran tactile (tactique adoptée par ma collègue...) :
Et sinon... comment dire :












































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