États d’âme

Il y a beaucoup de traffic, ce matin...

Je voulais faire une digression sur une sensation que je ressens depuis mon arrivée et qu’il m’est très difficile d’exorciser.

Si, comme toute personne irresponsable, je cherche un coupable idéal à cette situation, l’envie me vient de citer la propagande abusivement patriotique et culpabilisatrice du parti udc. Propagande au coeur de laquelle j’ai grandi, de par mes origines, et qui exacerbe cette haine envers l’étranger, menace suprême qui, lorsqu’il ne cherche pas à implanter sournoisement ses croyances dans la culture suisse, subtilise odieusement à ses habitants leurs (rares) opportunités professionelles.
Ce message, sans cesse répété sur les slogans de votations aux dominantes rouge-blanc-noir, a distillé en moi un sentiment de honte et de culpabilité. Aujourd’hui, lorsque j’échange quelques mots avec mes collègues - majoritairement Italiens - la fierté d’être suisse laisse le pas à un doute amer : suis-je légitime ? ai-je ma place sur cette terre d’accueil qui souffre, plus que la mienne, de la crise ? mes camarades me jugent-ils ? estiment-ils que je leur vole leur emploi ?

... je préfère me perdre dans des exercices de bricolage, pour ne plus trop y penser.

Demain, j’entame un nouveau chapitre professionnel. Une expérience de cinq jours que je devine intenses et qui me fait hésiter entre l’excitation et l’angoisse.
# fingers crossed

Les photos insolites du jour :

LE tatouage parfait ! (gg)

Ma vie pour une scamorzza (qui a dit : «on dirait des couilles» ?!)

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