Autour du pavillon

Certains matins, je suis mes colocataires pour aller prendre le vaporetto. Riccardo est déjà loin depuis 30 minutes et nous évoluons tous les cinq comme la "meute de la Biennale" (dixit Francesco) :

Serena, Francesco, Paola et le bras d'Elena.

Du coup, je descends à Giardini et reviens en arrière par l'allée du jardin.

Travailler pour le pavillon de l'Afrique du sud, ça signifie se charger de l'accueil, bien sûr, mais aussi des petits soucis logistiques (puisque les responsables de la manutention se trouvent à l'autre bout du monde).
Ce matin-là, en arrivant, j'apprends qu'un mur entier a été repeint et trouve les oeuvres au sol... Après 40 minutes à tenter de me souvenir de l'ordre dans lequel elles étaient disposées (avec ma collègue au bout du fil qui, heureusement, ne faisait pas la grasse matinée), c'est à nouveau en place :

J'ai l'impression de faire un accrochage au Garenne...
AHAH ! c'est pas droit...

En sortant, je m'arrête dans les deux expos qui se trouvent devant l'entrée de l'Arsenal (et où je ne suis pas encore allée, car quand on sort de taf, généralement, on rêve de s'affaler dans le canapé à regarder des bêtises sur l'ordinateur...).


Tsang Kin-Wah, "The Infinite Nothing, Hong Kong in Venice" :

Très jolie exposition de cet artiste en nouveau médias qui propose de mêler art et philosophie. Avec des inspirations extraites du cinéma de Stanley Kubrick, il a créé quatre projections vidéo et sonores qui évoquent des références à Nietzsche (le concept de surhomme, la mort de Dieu et le titre de l'exposition), le fleuve d'Héraclite (dans lequel on ne peut se baigner deux fois) et le mythe de la caverne de Platon. Tout cela devant permettre de s'interroger sur l'éternel retour et la notion karmique.
Ca peut paraître très "à la mords-moi le noeud", comme ça, mais l'immersion est totale et plutôt sympa :

Très belle salle où on évolue sur les images d'un fleuve avec le son de l'eau qui devient de plus en plus important (Pimpi, je te le dis, j'ai eu l'impression de jouer à "Tomb Raider III"...).




"Path and adventure" :

Un autre pavillon asiatique (mince, j'ai complètement oublié de relever le pays d'origine de l'artiste...) qui présente des oeuvres de néo-impressionisme et néo-orientalisme (qui me paraissait être plus du néo-expressionisme, mais bon...). A l'entrée, on a l'impression de débarquer sur un campement dans une forêt vietnamienne (et moi j'aime bien le dépaysement, donc...) :







Oeuvre mal cadrée, car elle faisait toute la largeur du mur et que je n'avais pas assez de recul.


Les photos insolites du jour :

Voilà... ça je n'y ai pas le droit, normalement (mais bon...).

Les jours commencent déjà à raccourcir. Quand je finis à 20h, les lampadaires s'allument. Et la lune, très proches ces derniers soirs, nous suit jusqu'à la maison.

Quand ils ne travaillent pas trop tard, les garçons préparent toujours le souper. Francesco nous a fait des frites maison au four et Riccardo, le célèbre feggato alla Veneziana.

Je publie aussi l'article que mon papa m'a envoyé et, en effet, je le confirme, ce maire est un boulet. (En plus, pour une fois que l'exposition du palais ducal allait être intéressante)... Les choses ne changeront malheureusement pas à Venise, tant que des personnalités comme celles-ci seront "élues".
 

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