Biennale off
Jeudi, grand beau. Ce qui n’empêche pas d’aller se cloîtrer dans des palais sous couvert de "curiosité artistique". Direction le quartier de Santo Stefano qui présente chaque année un vaste choix de pavillons.
Pavillon de l’Azerbaidjan :
Moins intéressant que tout le blabla qu’on en fait ici. Le peintre qui y expose fait des toiles très "expressionniste abstrait" de l’Allemagne, à la Macke, Kirchner, etc. Donc, selon moi, un peu trop "déjà vu".
Par contre, les sculptures de Fazil Najafov valent le détour :
Pavillon du Portugal :
L’artiste propose de mettre l’accent sur l’importance des mots, de nos jours. C’est pourquoi son expo prend place dans une des bibliothèques universitaires de la ville :
Sean Scully, au palazzo Falier :
Une exposition qui vise à revenir aux canons géométriques du début XXe :
Pas très original, mais incontournable, puisque c’est dans "mon" palais :
Pavillon du Montenegro :
Bizarre et assez violente, je retiens surtout le faux-plafond affublé de pics :
Pavillon de Chypre :
Pavillon de l’Estonie :
Particulièrement dur, il raconte l’histoire de Juhan Ojast (1921-1990), dirigeant d’un kolkhoze à l’époque soviétique, condamné pour actes homosexuels et assassiné par un jeune militaire soviétique après que ce dernier ce soit prostitué pour lui, quelques jours avant la dépénalisation des actes homosexuels dans son pays. L’expo retrace sa poursuite par les forces de l’ordre, son procès, les examens médicaux qu’il fut amené à passer et sa mort à travers des études graphiques et des films :
Le procès et les témoignages sont consultables sous la forme de dossier réalisé dans un graphisme super, preuves à l’appui, etc.
Reconstitution d’une loge de théâtre depuis laquelle on entend chanter un aria. Je fais la maligne mais, le son sortant de l’espace noir, j’avait peur que qqch apparaisse d’un coup...
Pavillon du Luxembourg :
Après cette atmosphère très lourde, j’avais grand besoin de sourire, et le pavillon du Luxembourg m’a offert cet humour grinçant et second degré dont j’avais grandement besoin :
Marine le Pen à la Biennale... je crains que ce soit là un indice qui trahisse son importance grandissante...
Exposition «Dansaekhwa» :
Direction l’Academia, ensuite, pour une exposition sur ce thème coréen qu’est la technique du Dansaekhwa, une technique picturale minimaliste visant, par la répétition de motifs et l’utilisation fe couleurs particulières, à sortir de la matérialité pour développer une observation plus spirituelle.
Gros coup de coeur pour les oeuvres de Lee Ufan :
Déformation professionnelle depuis que je travaille au Garenne : "mais... il n'est pas accroché droit, votre tableau..."
Respect pour le dégradé !
Puis, direction le Salon suisse et là... :
Pavillon ukrainien :
Du côté des Giardini, un pavillon fait exprès, tout beau, tout neuf... autant dire une idée moyenne tant c’est une fournaise à l’intérieur (en encore, on n’est pas en août !) :
Exposition d’Ursula von Rydingsvard :
Dans le jardin della Marinaressa, ses sculptures en bois et en résine répondent aux pommes de pins des arbres :
Pavillon de la thaïlande :
D’abord, je vous laisse vous faire une idée, puis on discute :
Perso', je me réjouissais de voir le commentaire de l’artiste sur son travail parce que ce n’est pas quelque chose qui me touche des masses. Le gars : «Mon art est différent de celui de l’Amérique et de l’Europe. Où que j’aille, mes origines thaïs restent avec moi. Mon art est donc à la fois empli de l’est et de l’ouest»... et... ? Et c’est tout. Donc je vous livre mon avis : Bullshit.
Les photos insolites du jour :
L’astuce du palazzo Falier - et de Valérie Damidot - pour agrandir ton jardin : planquer des miroirs dans les tuyas.


































































Commentaires
Définitivement j'adore car on peut voyager dans la biennale grâce à toi et tres confortablement sans fatiguer ma cheville , certaines œuvres me parlent, d'autres moins, ce serait quand même super de pouvoir aussi partager un peu çela ensemble ;-)
C'est super de pouvoir te suivre et sentir tes impressions, la photo devant le fond noir avec le pouce levé ou tu écoutes l'aria, on te sent et on vois effectivement que tu n'es pas rassurée et que tu ne vas pas t'eterniser la ;-)))
Les échappées sur la ville, les cours intérieures et autres sont aussi très sympa, merci bcp pour se partage et bonne continuation.
Bisous. Moi