Biennale - Arsenal

Une fois n’est pas coutume, je suis allée visiter les pavillons officiels de la Biennale, en commençant par l’Arsenal qui demande, à lui seul, bien quatre heures pour tout voir (je me suis arrêtée à trois; ma patience devant l’art contemporain a ses limites...).
Opinion personnelle : la billetterie et le lieu en lui-même valent vraiment le détour (d’autant plus qu’il est d’ordinaire fermé au public). Mais les expos étaient beaucoup plus "conceptuelles" que dans les pavillons gratuits - et donc, beaucoup moins accessibles.

Petit florilège de quelques moments sympathiques (le thème de cette année étant « All the world’s futures » :

Catégorie "expo collective" :



(détail)




Une sorte de "mur des lamentations" fait de livres.




(détail) ... et parce que, devant une telle oeuvre, je pense forcément au bordel que ça va être pour tout ranger...




Coup de coeur





Ricardo Brey, artiste cubain, qui a bien fait baver tous les fans de cabinets de curiosités :





Une balle tirée dans de la gelée, avec au premier plan le résultat figé final et, au second, la vidéo au ralenti de la réaction  de la matière.

Une petite salle dans laquelle on passe des images de guerre prises à bord de véhicules en pleine vitesse, avec le son et tout.



Game of thrones réactualisé.


(détail)


Tableaux qui jouent sur la vision des angles morts.






Catégorie "pavillons officiels" :

Albanie : qui permet d’entrer dans la structure de l’oeuvre.

Chili

Tuvalu : très "cinématographique", avec la vapeur et tout.

Big up pour la Lettonie, gros délire et énorme boulot, où on entre dans le ventre de l’oeuvre qui devient presque une installation de parc d’attraction :






L’Italie, qui a bien pris le thème de cette année au pied de la lettre, et présente l’exposition sans doute la plus déprimante de l’année :






Big up aussi pour les oeuvres monumentales et robotisées de Xu Bing :


Catégorie "what the f***" :

Les salles bourées d’informations disparates sans lien entre elles, qui te donnent envie de vomir de l’art tout l’après-midi.

Les installations douteuses qui, sur l’argument de dénoncer le sida, te permettent se sauter nus dans des pièces et d’appeler ça de l’art (ci-dessus et les deux images suivantes) :



L’artiste qui, toute la journée (10:00-18:00) fait voler un avion en papier en travers d’un périmètre prédéfini.

Celle qui se balade en faisant des postures de yoga pendant que son pote lit à haute voix un livre d’autodéfense (à gauche).

Mais j’avoue avoir vu plus barré encore (les photos étaient interdites) dans une salle obscure remplie de graviers dans lesquels on s’enfonçait. Au centre de la salle, se faisant face, deux mecs qui se donnaient eux-mêmes de petites claques sur le corps. Au fur et à mesure que les yeux se font à l’obscurité, on se rend compte qu’ils sont à poils... Et ils font ça en groupes de deux avec relai chaque 5 heures... Bon courage pour réitérer la performance en novembre par -15 !

Catégorie "je ne sais pas si j’aime ou si on se fout de ma gueule" :


Catégorie de la pire installation pour laquelle faire un gardiennage :

Un couloir de hauts-parleurs dans lesquels des hommes et femmes politiques crient des discours.

Et terminons ce post sur les magnifiques paysages de l’immense arsenal :







L’oeuvre labyrinthesque de Joachim Schönfeldt dans le Giardino delle Vergini.

La photo insolite du jour :


Commentaires

Anonyme a dit…
Alors il n'y a pas a dire j'adore et c'est vraiment succulent de te suivre à la trace, il faut que tu m'emmenes la bas , c'est décidé et bravo pour les commentais je rigole je rigole et trouve très précis et judicieux aussi.
Bisous

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