Biennale - Arsenal
Une fois n’est pas coutume, je suis allée visiter les pavillons officiels de la Biennale, en commençant par l’Arsenal qui demande, à lui seul, bien quatre heures pour tout voir (je me suis arrêtée à trois; ma patience devant l’art contemporain a ses limites...).
Opinion personnelle : la billetterie et le lieu en lui-même valent vraiment le détour (d’autant plus qu’il est d’ordinaire fermé au public). Mais les expos étaient beaucoup plus "conceptuelles" que dans les pavillons gratuits - et donc, beaucoup moins accessibles.
Petit florilège de quelques moments sympathiques (le thème de cette année étant « All the world’s futures » :
Catégorie "expo collective" :
(détail) ... et parce que, devant une telle oeuvre, je pense forcément au bordel que ça va être pour tout ranger...
Une balle tirée dans de la gelée, avec au premier plan le résultat figé final et, au second, la vidéo au ralenti de la réaction de la matière.
Une petite salle dans laquelle on passe des images de guerre prises à bord de véhicules en pleine vitesse, avec le son et tout.
Big up pour la Lettonie, gros délire et énorme boulot, où on entre dans le ventre de l’oeuvre qui devient presque une installation de parc d’attraction :
L’Italie, qui a bien pris le thème de cette année au pied de la lettre, et présente l’exposition sans doute la plus déprimante de l’année :
Big up aussi pour les oeuvres monumentales et robotisées de Xu Bing :
Catégorie "what the f***" :
Les salles bourées d’informations disparates sans lien entre elles, qui te donnent envie de vomir de l’art tout l’après-midi.
Les installations douteuses qui, sur l’argument de dénoncer le sida, te permettent se sauter nus dans des pièces et d’appeler ça de l’art (ci-dessus et les deux images suivantes) :
L’artiste qui, toute la journée (10:00-18:00) fait voler un avion en papier en travers d’un périmètre prédéfini.
Celle qui se balade en faisant des postures de yoga pendant que son pote lit à haute voix un livre d’autodéfense (à gauche).
Mais j’avoue avoir vu plus barré encore (les photos étaient interdites) dans une salle obscure remplie de graviers dans lesquels on s’enfonçait. Au centre de la salle, se faisant face, deux mecs qui se donnaient eux-mêmes de petites claques sur le corps. Au fur et à mesure que les yeux se font à l’obscurité, on se rend compte qu’ils sont à poils... Et ils font ça en groupes de deux avec relai chaque 5 heures... Bon courage pour réitérer la performance en novembre par -15 !
Catégorie "je ne sais pas si j’aime ou si on se fout de ma gueule" :
Catégorie de la pire installation pour laquelle faire un gardiennage :
Et terminons ce post sur les magnifiques paysages de l’immense arsenal :
La photo insolite du jour :



































































Commentaires
Bisous