Quota d'églises de l'année : rempli !

Cela fait deux jours qu'on assiste, au-dessus de Venise, à un bal d'hélicoptères en raison de la Mostra.
Et les Italiens ne comprennent pas pourquoi aucun de nous ne veut aller voir Georges Clooney sur le Lido...

Sinon, on croise de plus en plus de gens qui s'entrainent pour la "Regata Storica" qui aura lieu demain.


Une envie de prier, peut-être :

Ce matin, je me suis rendue à Cannaregio pour visiter 3 églises : Madonna del'Orto, Sant'Alvise et San Giobbe.

Madonna del'Orto

Sant'Alvise, église intéressante - outre son plafond - surtout pour son choeur élevé et grillagé, qui permettait aux soeurs de suivre la messe sans être vues par les fidèles.
(photo Google. Désolée pour la résolution...)

San Giobbe : pas de bol; fermée pour rénovations.


Laisser son regard se balader :



Salut, je m'appelle Gianluca. J'ai de longues jambes et pas d'auréoles sous les bras....


Du côté de San Polo et Santa Croce :

S'il y a bien un quartier où il est possible de se perdre, c'est celui de San Polo. Malgré la carte, les petites ruelles sont tellement nombreuses qu'il est facile de manquer un virage et de se retrouver à l'autre bout de la ville. Les rues de San Polo et Santa Croce sont sans doute celles qui correspondent le plus à l'idée qu'on se fait des rues de Venise, à l'époque de la Sérénissime.
La blague, c'est que je suis de plus en plus prise pour une "autochtone" : il ne se passe plus un jour sans qu'on me demande mon chemin (et je parle plus français ou anglais qu'italien, du coup).
Pour être pris pour un Vénitien, l'astuce est de marcher d'un pas rapide et décidé (le touriste étant, par définition, terriblement lent puisqu'il est tout entier à son état contemplatif). Et si, par mégarde, un couple de francophones vous a suivi dans une impasse, prenez un air assuré qui dit "oui, oui, c'est exactement où je voulais aller !" et attendez qu'ils rebroussent chemin.



Sauf erreur, c'est San Zan Degolà...




Musée d'histoire naturelle et des sciences :

Histoire de voir comment c'était, et parce que c'est dans la Fondaco dei Turchi et qu'il y avait une expo de la Biennale intégrée à l'exposition permanente, je suis allée au musée d'histoire naturelle. Eh bien c'était génial ! Le musée retrace toute la vie du vivant, des premiers dinosaures et fossiles à l'homme, en passant par le monde végétal et aquatique. C'est super bien présenté, ludique et la mise en scène est géniale !

Maurizio Cattelan (qui est connu pour avoir planté un cheval dans un mur), avait disposé cette installation au milieu de la salle des trophées de chasse; ce que ça donne est énorme ! On dirait que le quartet hurle pour les autres animaux, c'est génial :



Dans cette salle :


(photo Google)

On trouvait aussi dans cette salle, au milieu des têtes de fauves, une photo de Pada Pivi, One cup of cappuccino. Then I go :




Sinon, histoire de vous faire rêver un peu, voici quelques photos du musée (trouvées sur Google). C'est hyper bien pensé. Du style : les poissons sont présentés dans des sortes de grosses bulles; les oiseaux sont tous suspendus depuis le plafond de la salle;...


La salle interactive qui permet de regrouper les espèces en fonctions de leurs qualités (vertébrés, coureurs, prédateurs, etc).

Le plafond d'une des salles des poissons.

Et sinon, j'ai fait quelques photos pour vous montrer que, depuis l'expo, on a les pieds dans l'eau... du Grand Canal :



Oui, oui, c'est bien un terrain de foot !

Vue sur la fermata San Marcuola

A l'origine, le palais était tellement luxueux que les doges le louaient aux propriétaires pour y loger les hôtes de marque.



Retour dans le quartier de San Polo :

... Et petit détour par la Pescheria. Ils étaient en train de la nettoyer, mais promis, j'essayerai d'y faire un tour au petit matin, quand les poissons sont livrés, parce que c'est magnifique.

Deux-trois détails du lieu, des fois qu'on ne soit pas sûr d'être au bon endroit :


Nous voyons ici les mesures établies par la municipalité pour les différents poissons. Elles doivent être rigoureusement respectées pour permettre aux poissons de se reproduire aux bons moments de l'année.

L'édifice est assez récent. Inauguré en 1907, il est d'influence Symboliste, ce qui explique les nombreuses allusions marines qui ornent ses chapiteaux.


La balade se poursuit sur le Pont "delle Tette", appelé ainsi en références aux prostituées qui vivaient dans le quartier et affichaient leurs atouts aux fenêtres des maisons avoisinantes, pour attirer le client. Venise était assez "permissive" en matière de prostitution; le gouvernement l'encourageait même, puisqu'il pensait que ce genre de démonstrations permettrait d'atténuer la vague d'homosexualité qui augmentait alors.


A Venise, le nom des rues et des ponts est très important et permet de connaître ce qui se passait ici, autrefois.

Notre balade continue et voici quelques détails que nous pouvons trouver sur le chemin :


Si on ouvre un peu l'oeil et qu'on ose s'enfiler dans un sottoportego, on peut tomber sur de vraie perles architecturales, ou de vrais coins cachés et silencieux.

Une patère qui fait visiblement référence à la place San Marco et à ses nombreux pigeons.

On voit ici un rapport direct entre la patère - qui représente des paons en train de picorer la tête d'un lion - et le nom de la fondamenta : peut-être pris pour des grues, les paons ont donné leur nom à la rue.

Ceci était autrefois une Scuola Grande (je crois) qui est aujourd'hui transformée en appartements.

Et, toujours, des cours d'immeubles...


Post spécialement destiné à Laure :

J'ai voulu profiter de mon "délire de Foi" pour aller voir l'église des Frari (je le jure !) Le problème, c'est que, lorsque je suis arrivée, un mariage se préparait. La preuve :




Ca, ce sont les touristes qui courent au bord de l'eau pour voir arriver la mariée (je n'exagère pas; ils courent et se collent à 1m. de la gondole). Ou pourquoi ne PAS se marier à Venise !

Ca en fait du monde de pas invité...

Par contre, ce que je n'ai pas du tout aimé, c'est que pour son entrée, la mariée a utilisé la BO de "La vie est belle", plus précisément "Buongiorno Principessa", soit la musique qui était destinée à mon mariage ! ;)


Toujours plus loin, dans le quartier

Le petit Campiello dei Guardiani est magnifique. Non content de son puits en bossage du XVIème siècle, il contient également des fragments architecturaux du XVème siècle. Et où il y a patères, Estelle est heureuse :


Campiello dei Guardiani

Un faux air de Burano

Et, finalement, San Nicolò dei Mendicoli. Immense église qui semble au bout du monde, dans un quartier plein de petites placettes toutes choues, avec soit un bistro, soit un restaurant, mais rien d'autre ! Pas même un touriste.


San Nicolò dei Mendicoli. Sa fondation date du VIIème siècle, ce qui en fait une des plus anciennes de la ville. (Remaniements au XVème).

Ambiance du quartier. Papa, pour info, c'est à côté de l'hôtel qu'on avait pris ensemble.

Et San Sebastiano, avant de rejoindre les Zattere :


San Sebastiano date du XVIème siècle. C'est elle qui contient la dépouille de Véronèse qui y a réalisé de nombreux cycles de peintures.


Petite parenthèse :

Certains se demanderont peut-être comment font les services publiques pour officier dans la ville. Alors voici un exemple d'ambulance :



Hé oui, tout se fait en bateau (forcément). Et j'aime mieux vous dire qu'ils vont aussi vite que les nôtres ! (si ce n'est que c'est peut-être moins stable pour le patient, dedans... genre "Infirmière, passez-moi vite le scalpel ! Il faut que nous lui ouvrions le ventre... Hé m**** ! Je le lui ai planté dans l'oeil ! Pansements !"


Sinon, aujourd'hui, c'était la journée des chats (encore une dédicace pour Laure ;) ) :





Le meilleur chat de l'année :


Tranquille. Posé.


La photo insolite du jour : 

A vous de choisir entre le "transporte-camion" et le deuxième mec de la semaine qui, pour moi, est un Dieu de la dérision :





Bilan de cette journée : C'est pas tout ça, mais je vais me faire à souper. Parce qu'à force de me nourrir de glaces, je vais rentrer avec 10kg de plus.
PS : pour ceux qui voient de qui je parle, le monsieur qui m'a offert le bracelet d'icônes travaille toujours au bar Laguna.

Commentaires

Morgane a dit…
hahah! ;P
Antoine a dit…
Je suis aussi heureux quand Estelle est heureuse !! Alors tes commentaires et photos sont comme toujours un régale, la photo de l âne du chien du chat du coq est tirée d un compte ( de Grimm peut être) qui raconte une histoire ou ces bêtes qui d habitude ne s apprécie pas trop s était unie pour faire peur à un loup je crois, si mes souvenirs de lecture de classe enfantine sont encore assez présents? Le musée avec les oiseaux et poisons m intéresse au plus haut point promis il faudra qu on se le fasse tous ensemble. J adorerai vraiment passer quelques moments avec vous a Venise car ta souvenirs comme les miens sont encore aussi très présent, donc c est comme si. C'était fait.....profite bien je t y sens comme un poisson dans l eau et tu y as certainement vécu à une ait époque, en princesse ?
Je vois et ressens aussi que la solitude vénitienne commence a te peser, aller dans la ville des amoureux et seule qui plus est, alors c est vrai que le regard s attarde sur les différentes longueurs et aussi que l oreille se plait à redécouvrir se que l on c était réservé, me voilà avertis !!
Je te suis on te suis la trace et c est un régal on te retrouve et on souris en phase, encore bravo et merci de nous faire partager tout cela aussi bien . Bonne soirée et gros bisous.
Unknown a dit…
Oh! des dédicaces pour moi, trop bien, youpi, merci! :-)
Dommage pour la rencontre ratée avec Claudio (pas mon chat, l'illustre)...

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