Venise entre deux confinements

 

Ces photos remontent déjà à septembre dernier. Dès que les frontières ont un peu rouvert, je me suis empressée de retourner à Venise. Le temps de la faire découvrir à un être cher (comment est-il possible d’avoir voyagé à l’autre bout du monde, mais de n’avoir jamais été attiré par Venise?!). Le temps de voir si ce qu’on disait alors - « La ville est vidée de ses touristes, c’est ouf! » était vrai... ou non:

Alors - spoiler alert - la réponse, c’est: non. Enfin... pas vraiment.

Qu’on s’entende bien: je n’ai jamais réussi à faire autant de photos de ruelles vides de monde (et de chats):













Mais les touristes étaient toujours bien là. Ils avaient juste changé d’origine: Venise, en temps normal, reçoit la visite de nombreuses personnes provenant d’Asie, de Russie ou des Emirats arabes unis. Cette fois-ci, aucune de ces langues dans les rues. Par contre, ô combien de Français, d’Allemands, de Suisses et... d’Italiens. Des voisins, en somme, qui profitent du contexte pandémique et de la suppression des vols pour redécouvrir les régions proches de chez eux.

Petites parenthèses félines:


Je suis (enfin!) allée à la libreria Marco Polo - et j’ai adoré l’accueil rouquin.

Mon petit chéri de Cannaregio est toujours là. Son compagnon, par contre - très mal en point lors de mon dernier séjour, en 2018 - avait disparu... RIP, gros matou.


Les photos insolites du jour:

L’un de mes stamms de prédilection a disparu. L’autre rencontre un peu trop de succès (surtout auprès du public français). J’ai, par contre, découvert ce lieu incroyable de l’Institut d’architecture, ouvert au public, avec cafétéria et lieux où bosser OKLM (avec du wifi, of course). Forcée d’y retourner avec un bon bouquin et/ou du travail!



Les trains italiens sont beaucoup plus au fait du respect des mesures sanitaires qu’en Suisse. Lors de leurs passages, les contrôleurs nous rappellent régulièrement de bien porter le masque. Il y a un sens pour monter et descendre des wagons sans se croiser, et des distributeurs de gels désinfectants à l’entrée et à la sortie de tous les wagons (sans parler du fait qu’on nous a pris la température à la gare). Encore une fois, les CFF ont à apprendre de ses voisins:



J’ai été obligée de manger de la baccalà mantecata (et des plum-cakes!) à m’en rendre malade:




Et, dans l’attente désespérée de pouvoir bientôt y retourner, je glane des infos sur Venise à partir des réseaux sociaux (Frenk et ses photos magnifiques sont d’une grande aide, sur ce point):

Les canaux, à marée basse, dévoilent à quel point l’eau peut être haute (matez les algues).
 


Trop de poésie, dans cette ville en perpétuel mouvement, et pourtant, figée dans le temps.

A presto!

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