Mémoire de master

Ces derniers temps, submergée par la dépression et la pluie (oui, car elle me suit jusqu'à l'étranger...), j'essaie de me ressourcer en matant du beau (c'est le conseil de Catherine Meurisse qui l'explicite dans son excellente bande-dessinée La Légèreté, conçue après les attentats de Charlie auxquels elle a réchappé). Venise est un excellent spécimen pour se gaver les mirettes d'art et de beauté.

Ceux qui me suivent (merci, vous êtes choux !) savent que j'ai consacré mon travail de mémoire à une architecture vénitienne médiévale... ce qui est relativement frustrant lorsqu'on passe des heures dessus ("Quand est-ce que j'y retourne, put*** !").

Aujourd'hui, je vous propose de visiter les coulisses d'une rédaction qui porte sur l'Italie du Moyen-Age :

Quand on travaille sur un objet disparu, il faut être prêt à lire de nombreuses archives... Fort heureusement, la moitié des documents sont libres de droits (depuis le temps !) et donc accessible sur google book (qui est devenu mon fond d'écran, depuis quelques mois).


Par contre, ces anciens documents étant scannés par les bibliothèques, on découvre parfois des surprises à ne pas pouvoir "toucher" l'ouvrage :

La transparence des pages trop fines.

(bis) --> super lisibilité.

Les bibliothécaires trop pressés qui tournent les pages avant que celles-ci n'aient été complètement scannées...



Principal challenge : la lecture des calligraphies de l'Italien médiéval...

Alors, certes, c'est très beau,... mais bon...

Au Moyen-Age, le truc sympa, c'est que les "s" et les "f" s'écrivent presque de la même façon (tentez de saisir la subtilité, allez). Ci-dessus, par exemple, on lit le mot très sympa de "insuffistenti", qui réunit les deux difficultés.

(idem)

"S. Maria de... Crocccchieri ? Crocecchieri ? OH PUREE ! oO"


La bonne surprise, c'est cette trouvaille d'une ancienne carte de la ville dans la quatrième de couverture de la bande-dessinée de Corto Maltese "Fable de Venise". Sans doute l'une de mes préférées, parce qu'Hugo Pratt est un compteur, et surtout parce qu'après avoir vécu toute son enfance dans la Sérénissime, il est parvenu à la traduire avec une justesse incroyable (à tel point qu'il est possible de retrouver les lieux qui sont dépeints dans sa bande-dessinée, lieux parfois dissimulés derrière des cours "secrètes").


Son talent se traduit aussi bien en noir et blanc (comme dans la version originale), que dans ses couleurs aquarellées très poétiques. Et dans toutes les langues :





Et sinon :

Dans mes tris saisonniers, j'ai retrouvé de vieux dossiers datant de ma 5e année (je vivais alors en France; ça correspond à la 7e suisse - soit la 9e harmos...). Bref, j'avais 13 ans et l'école nous a emmenés à Venise. Ma "première fois". Découverte d'une ville dont ma mère était tombée amoureuse avant moi et que j'attendais de découvrir avec impatience.
A l'époque déjà, je me suis plue à écrire sur ce que j'y voyais, le but étant de concevoir un dossier sur la ville, à notre retour (non, mais le gros KIFFE) :

















               



héhé ;)




Matez la classe du stylo à plumes !
















Les photos insolites du jour :

J'ai également retrouvé, dans la poche d'un vieux trench, l'itinéraire distribué par la pension "Il Redentore" pour se rendre à l'Istituto Venezia (l'école de langues), avec le détail des magasins à proximité.

Quand les architectes travaillent à la restauration d'un édifice vénitien, il s'agit d'être précis et de pousser le détail jusqu'à retranscrire les fissures du bâtiment...

Enfin, à défaut de "rio della Misericordia", c'est Spritz-time dans le jardin de ma mère. Salute !

Commentaires

Laure a dit…
OH MON DIEU c'est tellement chou! <3 Tu étais donc déjà allée aux Frari en réalité. ;-) J'espère que tu vas bien sinon.
StL a dit…
Il semble, oui... Maintenant, grande question : pourquoi je ne m'en souviens pas ?! Oo

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