Venezia, 19ima (20ima ?) volta - retour sur mon dernier séjour (avec presque un mois de retard...)

 
Je publie ce post avec presque un mois de retard, faute de temps (ou de motivation ?)

Partie le jour suivant mon 26e anniversaire, j'avais besoin de retrouver mes marques et - surtout - de travailler sur mon mémoire. Quatre clics plus tard, mes billets de train étaient dans la poche et je faisais ma valise pour 8 jours.

  

Mes anciens colocataires, Francesco et Paola (Elena et Riccardo ayant déménagé), m'ont proposé de passer quelques nuits chez eux. Avant cela, j'ai trouvé refuge chez Oliver (via AirBnb), un photographe installé dans l'ancien appartement de son grand-père, dans le quartier de Sant'Alvise, à Cannaregio (une zone qui me faisait rêver depuis longtemps, et à raison : quel calme !)

La cuisine arty d'Oliver

La salle de bain donne sur le parc Groggia

Vue depuis la chambre

L'intérêt principal d'un pied-à-terre à Cannaregio (outre la tranquillité, bien qu'on y entende malheureusement toujours plus souvent parler français), c'est sa proximité avec la gare, qui permet de rejoindre différentes villes de la région (ce qui était au programme de mon voyage).

Avant de partir, je me suis toutefois rapprochée de mon objet d'étude et ai parcouru le merveilleux sestiere du nord de la ville.

Cannaregio, Magie de tes canaux, ivresse de tes églises !

   
Sant'Alvise   



Le palais "au chameau"



La Scuola Grande della Misericordia a aujourd'hui fait peau neuve (en atteste son escalier à l'architecture contemporaine).
 Au détour d'une fondamenta, je traverse un pont et retrouve - comme convenu - un des deux magnifiques Main Coon qui habitent la maison adjacente :




"Ciao, mon grand"
Un monsieur du cru qui me surprend à photographier le mur d'enceinte de ce qui fut le couvent de Santa Maria dei Servi se met à me parler (en Vénitien, aïe...) : "Vous savez qu'autrefois on trouvait là une des plus grandes églises de Venise ?" Je lui explique le sujet de mon mémoire et nous restons à parler au soleil pendant 45 minutes, d'histoire, de religion et de politique. Puis je reprends ma route (et mon iPhone) et fais le tour du bâtiment pour le mitrailler.

Pour que vous vous fassiez une idée, voilà ce qu'il reste de l'église que j'étudie...

Et comment faire quand on a besoin d'être précis mais qu'on ne peut pas utiliser de marqueur sur les architecture ?





... on improvise...

















Assise sur le bateau amarré au "Timon", le bar en vogue (ahah, vous avez saisi ?) sur la fondamenta della Misericordia...

... d'où on observe les vieux commères.

"Salute !"








Les jours suivants, visites de quelques édifices de Treviso, Vicenza et Padova.


Treviso, où la cité universitaire :











Vicenza, qui m'a faite tomber en amour :


En sortant du train, première pensée : "Tiens... qu'est-ce qu'on fout à Rome ?!" tant la ville est verte et nous accueille par une artère pleine de gigantisme. L'allée principale est large, bordée de parcs immenses, avec de beaux bâtiments administratifs blancs.
Puis on s'enfonce dans la vieille ville et on pense : "Ah non, en fait on est en Toscane...". Plein d'influences stylistiques ornent la cité que j'entrevois plus comme un grand village.
Superbe coup de coeur.







Tellement tranquille...



Ce qui se passe quand une église à visiter est fermée pour rénovations... on tente de capturer ce que l'on peut du décor mural entre les barrières de bois...



Le parc Salvi




L'avenue principale


Padova, une petite déception, mais une jolie vieille-ville (et toujours pas vue la cappella degli Scrovegni) :









Le reste du temps aura été consacré à faire le rat de bibliothèque pendant des heures, à la Marciana mais aussi dans la bibliothèque de l'I.U.A.V. (l'institut d'architecture de Venise) que je ne connaissais pas et dont la structure est si bien intégrée à la ville (un vieux couvent à la devanture contemporaine) que je l'ai cherché pendant 20 bonnes minutes :




Dehors, il pleut.


La solution de l'architecte pour une lumière diffuse.



A partir de ce moment, je vis à nouveau à la Piscina Frezzeria, chez mes anciens coloc's. Je rencontre les nouveaux, retrouve de "vieilles" connaissances vénitiennes autour d'un repas à l'appartement ou d'un café dans un des bars de Dorsoduro ou Castello (al "Rosso" et agli "Artisti" pour le premier, da "Chiusso" pour le second).

Le campanile de Santa Maria Gloriosa dei Frari (autre objet d'étude)

Chaque année, l'Institut des Arts et des Sciences m'étonne un peu plus...

A côté de la maison, l'adresse fétiche est toujours la même : le bar "Brasilia". Isaaco nous accueille chaleureusement et me souhaite un bon anniversaire. J'ai l'impression d'être à la maison. Il nous annonce, à regret, que l'établissement vient d'être vendu à des Chinois. Un de plus... Restera-t-il un bar vénitien dans la Sérénissime ? Et pas trop loin de la maison, surtout (Frenk râle en imaginant devoir aller jusqu'au Rialto).

Karaoké-session à la maison.

"bronzage" au-dessus du canal


Les matins sont consacrés à la course à pieds sur la Riva degli Schiavoni (probablement le plus beau panorama de footing ever). Arrivée aux Giardini, mon iPod fanfaronne :

"Bravo, vous venez de réaliser votre meilleure séance !"

Tu m'étonnes, avec une vue pareille !
Mais j'ai parlé trop vite : il est 7h30 et un énorme paquebot de croisière (Costa, pour ne pas le nommer) entre dans le canal. Ma vue est gâchée (mon enthousiasme aussi). Je rentre, au pas, par les petites rues qui me menaient l'été dernier au travail.



(Arrêt obligé à San Giorgio dei Greci)


Il me faut retourner visiter des églises, à Venise cette fois.
Aidée par Matteo, le gardien de Santi Giovanni e Paolo, je suis la messe avant d'être menée jusqu'à l'orgue pour photographier des inscriptions secrètes :

Photo prise en douce à environ 12 mètres du sol :))



L'après-midi se poursuit...



... et pour la première fois - oui, Laure, je t'entends déjà crier au scandale ;) - j'entre dans Santa Maria Gloriosa dei Frari :
(les images que je retiens ne sont pas démonstratives de la magnificence de cette basilique)









Ce soir là, alors que le soleil décline dans une lumière incroyable, je décide de faire un détour par l'extrême ouest de Venise, jeter un coup d'oeil à l'église de San Nicolò dei Mendicoli (que je n'ai jamais vue) et à l'arrière de San Sebastiano (où je ne suis plus retournée depuis un voyage avec mon père en 2011-12) :






La voici : San Nicolò dei Mendicoli, la plus vieille église de Venise.

Et l'intérieur, volontairement affaissé, laisse pantois (on se croirait dans une église secrète). (photo : Google)






Dernier jour. Avant de partir, direction le palazzo Fortuny où travaille Francesco pour visiter, avec Verena, la dernière exposition. Des oeuvres d'Ida Barbarigo et Romaine Brooks, deux artistes ayant régulièrement fréquenté le palais car amies du couple Fortuny, et des photographies de Sarah Moon, qui rend hommage au palais et à ses occupants :

Ida Barbarigo :








Romaine Brooks :



 




Sarah Moon :
 





Hommage de M. Fortuny à sa femme/sa muse :





Les photos insolites du jour :

Une fois n'est pas coutume, je vous propose cette fois-ci des petits détails qui ont accroché ma rétine. 





"Quand le soleil de la culture est bas, les nains aussi ont l'aspect de géants", Karl Kraus




Et quelques petites choses qui m'ont fait sourire :
 
Le mec en mode "je vois pas où est le problème", à la gare de Padova.

Ils font les Stelline sans gluten, pôpôpôôôôôô ! :D

Assassin's Creed dans la rue.

(bis)
La cravate de Frenk
Il n'a a plus d'arrêt de vaporetto directement en face de la gare (et ça fait un peu "vide" dans le tableau)


je t'a... dmire.

les lunettes des rues de San Marco
"Ratman", forcément.

La course d'école "à la découverte des langues étrangères". Ou quand une fille te dit "Eh, moi aussi j'adore Ratman !" Puis que tu leur traduits tous les mots de leur course-poursuite pour qu'ils gagnent la première place.


Les choses qui m'ont plus amenée à réfléchir qu'à rire :

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...


"Attention, sol qui s'affaisse dangereusement"


Un boulet de canon dans un mur

En résumé... :

Oh oh oh, on dirait que je vais être obligée d'y retourner !


Ultime big up :

J'ai dû contacter une maison d'édition romaine car un des livres que je consultais à la bibliothèque n'était pas autorisé à la photographie (et il m'aurait fallu photocopier 145 pages environ...). Du coup, je leur écris pour leur demander si je peux leur passer commande (75 euros, tout de même !) et, surtout, s'ils peuvent l'expédier en Suisse.
Réponse de la maison d'édition : "Il nous en reste un exemplaire. Du moment qu'on peut recevoir une copie de votre travail une fois celui-ci achevé, on vous l'offre avec plaisir".

oO !

Pays magique
 

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